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Burkina Faso

Drapeau Burkina Faso

Burkina Faso veut dire "pays des hommes intègres". Les 2 villes principales sont : Ouagadougou, la capitale politique et Bobo Dioulasso, la capitale économique.


Situé au sud de la boucle du Niger, au cœur du Sahel, le Burkina-Faso est un des pays les plus pauvres du monde (au 176ème rang sur 177 selon l'indice de Développement Humain, publié par l'ONU en 2007-2008, source http://www0.un.org/french/esa/ section "Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008", document ici).

Le pays fait 274 000 km2, avec :

  • au Nord, la zone sahélienne qui couvre à peu près 25% de la superficie du pays,
  • la zone intermédiaire dite de savane, avec une courte saison des pluies,
  • et au Sud, la zone tropicale humide, avec une savane boisée où l'on constate d’ailleurs un gros effort de reboisement depuis 1995 à cause de la désertification.

C'est le premier handicap du Burkina-Faso et la principale cause est l’homme à travers :

  • des feux de brousse volontaires pour l'agriculture sur brûlis,
  • le bois utilisé pour la cuisine,
  • le surpâturage,
  • et les sécheresses successives depuis les années 1970.

Défavorisé par des conditions naturelles ingrates, presque totalement démuni de ressources minières immédiatement exploitables, ce pays compte environ 14 millions d'habitants dont l'espérance de vie n'est que de 51 ans.

Le Burkina Faso existe officiellement depuis 1984. C’est un état démocratique qui dispose d’un Président élu au suffrage universel.

Informations sur le Burkina Faso


Informations


Signification "Pays des hommes intègres"
Superficie 274 000 km2 (France : 550 000 km2)
Population 14 millions d'habitants
(Fada N'Gourma : 30 000 habitants)
Indépendance 5 août 1960
Religions Islam (52%), Animisme (26%), Chrétiens (22%)
P.I.B/hab 430 euros (France : 28 000 euros)
Taux de croissance 4,2 % (2007)
Espérance de vie 52 ans (France : 78 ans)
Mortalité infantile 169/1000 (France : 8/1000)
Taux d'alphabétisation 13%
IDH 175ème sur 177 (PNUD)
Langue officielle Français
Régime politique Démocratie présidentielle
Représentant Blaise Compaoré


Histoire et Religions

"Au XIIIème siècle règne sur les Dagomba, les Mamproussi et les Nankana, un puissant chef Nedega, dont la capitale est alors située à Gambaga (au nord de l'actuel Ghana). Sa fille Yenega se distingue par ses qualités d'amazone. Un jour que son cheval l'a entraînée trop loin dans la forêt, elle est recueillie par un chasseur d'éléphants nommé Rialé traditionnellement d'origine royale. Il obtient la main de Yenenga et l'emmène vivre dans la forêt près de Bouti. La région de Gambaga est alors surpeuplée, aussi le fils de Yenenga, appelé Ouedraogo (étalon), en souvenir du motif de la rencontre de ses parents, entraîne-t-il facilement les jeunes gens. Il va fonder Tenkodogo, contraction de Tenga Kodogo (terre vieille), où il a de nombreux fils..." raconte l’historien Robert Cornevin, au sujet de l’origine du peuple mossi et de la création de Tenkodogo, le plus ancien des royaumes établis au Burkina actuel. Les descendants de ce célèbre Ouedraogo conquirent et dominèrent les régions environnantes grâce à la solide organisation politique et à l‘armée de cavaliers de l’empire mossi. Un de ses fils partit notamment vers l’est où il fonda le royaume du Gourma à Pama, capitale qui fut transférée à Noungou au XVIIIème siècle (ancien nom de Fada N’Gourma). Quant à l’ouest, il fut conquis par un autre descendant, Oubri, qui nomme la capitale de son territoire Wogdo, « Venez m’honorer » (qui devint Ouagadougou) et se proclame Mogho Naaba (chef de l’empire mossi). D’autres invasions brassèrent la population de l’actuel Burkina Faso (Peuhl, Gourmantché, Touareg,…). Ainsi aujourd’hui, la population du Burkina qui compte 14 millions d’habitants est composée d’une soixantaine d’ethnies.

Après le Congrès de Berlin en 1885, où les Anglais et les Français se partagent l’Afrique de l’ouest, des expéditions sont menées jusqu’à l’entrée des troupes françaises à Ouagadougou en 1894.

Après l’occupation de la ville, le Mogho Naaba accepte le protectorat des Français le 23 décembre 1896, suivi par les autres royaumes mossi. Tandis que se constitue l’Afrique occidentale française jusqu’en 1919, les territoires mossi sont rattachés à une entité dénommée Haut-Sénégal-Niger. Les Mossi constituèrent l’essentiel des bataillons de «tirailleurs sénégalais» qui combattirent aux côtés des troupes alliées durant la Première Guerre mondiale.

Le 1er mars 1919 la Haute-Volta fut créée en tant que colonie autonome pour faciliter l’administration de la région marquée par une forte densité de la population au centre et des velléités de révoltes à l’Ouest et au Sud-ouest. De 1948 à 1959, de nouvelles infrastructures politiques contribuent à associer les autochtones à la gestion du territoire. Ainsi, en 1957 a lieu l’élection d’une Assemblée territoriale au suffrage universel et celle de Ouezzin Coulibaly comme vice-président. Ce dernier est remplacé à sa mort, un an plus tard, par Maurice Yaméogo, qui obtient l’Indépendance du pays en 1960. Le président Yaméogo fut chassé du pouvoir lors d'un soulèvement populaire en 1966; ayant instauré un régime de parti unique, sa gestion du pays avait été très controversée. Après plusieurs années d’une vie politique bien agité, le capitaine Thomas Sankara devient le chef du gouvernement militaire en 1982 par un nouveau coup d’Etat. Il est arrêté peu après, ce qui cause une nouvelle vague de mouvements populaires.

C'est finalement Blaise Compaoré qui porte Thomas Sankara au pouvoir en aout 1983. Ce dernier se présente comme le chef charismatique, le « Che Guevara » africain d’une révolution qui entraîne un séisme politique de portée internationale. En août 1984, le pays fut officiellement rebaptisé République populaire et démocratique du Burkina Faso, ce qui signifie «le pays des hommes intègres». Le changement de nom est fondamental : il marque la volonté d'en finir avec la dépendance vis à vis des puissances occidentales mais aussi l'éradication de la corruption. Les grandes lignes de la politique Sankara sont la recherche de l'autonomie économique et notamment alimentaire ainsi qu'une vraie politique de santé publique. Sur le plan social, logement, conditions des paysans, lutte contre la polygamie et l'excision amélioration du sort des femmes feront partie de ses combats. Cela dit, la sévérité du régime (exécutions sommaires, « dégagement » de fonctionnaires,…) déplaît à la population qui commence à manifester son mécontentement. Bien que les avis soient partagés quant à la portée de ces efforts politiques en milieu rural, il demeura dans l’esprit des Burkinabè une sorte de héros, représentant un idéal d’émancipation nationale.

Thomas Sankara est tué en octobre 1987, lors d’un putsch qui porte à la direction du pays Blaise Compaoré. À partir de 1991, le pays opte pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives.

Blaise Compaoré fait modifier la Constitution en 1997 afin de profiter du droit de se représenter à la présidence autant de fois qu'il le souhaite et c’est ainsi qu’il est depuis plus de vingt ans chef d’Etat.

Pour conclure, le Burkina a connu, depuis son indépendance, au moins 10 régimes politiques différents, dont trois constitutionnels et sept militaires, les derniers étant les résultats des coups d'État. Étant donné que les régimes militaires ont généralement été autocratiques et dictatoriaux, la violence et la violation massive des droits de l'homme ont profondément marqué le pays qui, aujourd'hui, demeure l'un des plus pauvres de l'Afrique.

Ethnies du Burkina Faso
Groupes ethniques du Burkina Faso

Géographie et Economie

Situé sur la boucle du Niger, au cœur du Sahel, le Burkina Faso a un climat tropical caractérisé par deux saisons très contrastées : la saison des pluies ( 3 à 4 mois) et la saison sèche avec un vent chaud et sec originaire du Sahara. C’est un pays plutôt plat, qui possèdent deux cours d’eau permanents, le Mouhoun et le Comoé ainsi que plusieurs lacs. Néanmoins, le manque d’eau reste problématique avec une température variant de 16 à 45 degrés. Marqué par son enclavement, l’aridité des sols, la faiblesse des ressources minières et sa démographie (6,7 enfants/femme (en 2004), espérance de vie à 51 ans), le pays se place parmi les plus pauvres du monde. L’agriculture représente 32% du produit intérieur brut et occupe 80% de la population active. Quant aux urbains, les principales villes étant Ouagadougou, capitale politique et Bobo Dioulasso, capitale économique, ils sont touchés par le chômage qui entraîne un fort taux d’immigration, par exemple, 3 millions de Burkinabè vivent en Côte d’Ivoire. Cette situation crée des tensions avec les pays d’accueil puisque les migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso.

Approvisionnement en eau
Le Burkina est victime de la sécheresse et des vents secs, notamment dans la région de la Volta Noire où les habitants doivent puiser l'eau à même la rivière.