Bâtir une école ... Y abriter l'espoir
L'école maternelle construite par le RDVH
Après l'école construite en Roumanie en 2005, le RDVH décida de viser plus loin et plus haut. Au lieu d'aider une seule famille, nous voulions soutenir plusieurs dizaines de personnes. Ajouté à notre âge, et nous nous tournâmes naturellement vers l'éducation.
Il nous fallut quelques mois de tâtonnements pour trouver le projet idéal proposé par Fondacio, une ONG française présente dans une vingtaine de pays et qui œuvre dans le milieu de la santé, du développement agricole et de l'éducation. Une école maternelle devait être construite à Fada N'Gourma, 5ème ville du Burkina Faso, 177ème pays au monde sur 179 pour l'IDH. Pas n'importe quelle école, puisqu'il s'agissait d'y enseigner la pédagogie Montessori. Pédagogie consistant à développer les capacités de l'enfant, sa sensibilité et faciliter sa prise d'autonomie par des activités ludiques qui l'éveillent à son environnement.
Sélection des monitrices
Après une année difficile à chercher les fonds nécessaires – 35,000 euros pour l'école et notre voyage – un généreux donateur décida de subventionner l'intégralité du projet. Nous purent donc nous rendre à Fada N'Gourma pendant 3 semaines. Nous étions 11 jeunes de 15 à 21 ans, accompagnés par notre Pasteur suisse de 35 ans et notre membre historique de 32 ans. Ce furent des jours riches en émotions, entre chaleur du climat et chaleur de l'accueil. Ce furent une vingtaine de jours rouges. Rouges par la latérite, terre africaine couleur sang, que nous avons transporté par centaines de brouettes pour soutenir la dalle de béton qui constituait le sol de l'école. Rouges par la sueur du chantier et celle des après-midi passés avec les enfants de Fada N'Gourma plutôt fascinés par notre présence et d'une gentillesse inoubliable.
Jeux dans la cour de récréation
Nous quittâmes le Burkina épuisés, avec des déceptions pour certains de ne pas avoir assez profité de ce moment unique, mais avec pleins de rêves en tête. Au point que nous allons y retourner dans ce lieu magique, qui bénit l'aide sans la brader et sans l'aduler stérilement. Le Burkina est un pays en mouvement qui se fonde sur deux capitaux : son capital humain et son capital sympathie.
Aujourd'hui, l'école est occupée par une cinquantaine d'enfants. Elle a été reconnue par l'administration. Plusieurs enseignantes locales y enseignent la pédagogie Montessori accompagnées par une spécialiste de la méthode.